4 saisons

Aller à la rencontre

Pierre Cardinal

Pierre Cardinal

Dans la forêt, la prairie, la toundra ou la neige, par tous les temps, les missionnaires sont allés à la rencontre des premiers habitants du pays, sans interruption, depuis les débuts de la colonie. La démarche appartient au registre de la rencontre : si la mission avait d'abord pour but de faire connaître l'Évangile, elle impliquait de s'investir entièrement pour ces personnes dotées d'une grande humanité. Tous les missionnaires vous diront qu'ils ont beaucoup appris de ces relations et des liens qu'elles ont contribué à tisser, qu'elles ont même transformé l'homme et la femme qu'ils étaient. On n'attendra pas de ce dossier qu'il célèbre aveuglément ou qu'il condamne tous azimuts les actes du passé. Nous souhaitons simplement montrer la réalité de la mission telle qu'elle se vit aujourd'hui et l'esprit qui l'anime.

Le dossier présente un éventail d'expériences auprès de communautés autochtones isolées, un ministère qui s'inscrit sous le mode de l'itinérance. Ce tour d'horizon commence en Abitibi, avec le témoignage de Renelle Lasalle, ss.cc.j.m., engagée auprès des Algonquins du Lac Simon et de Kitcisakik, où¹ elle a vu naître de beaux projets d'échanges avec les jeunes. On se transporte ensuite sur la Côte-Nord, chez les Innus, avec le père Gérard Boudreault, o.m.i., qui présente les visages de la relève missionnaire. Le dossier se poursuit avec Monique Laliberté, s.a.s.v., qui décrit la tù¢che d'une équipe de trois personnes en territoires non organisés. Elle fait le récit de leur engagement auprès des Atikamekw en Haute-Mauricie, sur une période d'un quart de siècle.

Dans la foulée de la Commission de vérité et réconciliation, Olive Halpin, m.o., nous présente le programme « Retour à l'esprit » (Returning to Spirit) qui a pris naissance dans l'ouest du pays. Le programme se compose d'ateliers qui favorisent la guérison et la transformation intérieures, en premier lieu pour les Autochtones qui ont vu leur vie changée dans les pensionnats, ainsi que pour leurs héritiers.

La Bible est souvent le premier livre écrit dans une langue dont le vocabulaire et la syntaxe n'avaient pas encore été formellement codifiés. Monique Laliberté, s.a.s.v., montre à quel engagement il fallut souscrire pour offrir aux Atikamekw un Nouveau Testament dans leur langue, avec un grand souci de fidélité au texte grec.

Le printemps 2016 marque le tricentenaire de la mort de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. La chronique Souffles sur la braise souligne l'événement par une triple contribution des congrégations religieuses appartenant à la famille montfortaine.

Les numéros qui se succèdent au terme de l'Année de la vie consacrée se concluent par un retour sur un événement qui a marqué l'automne. C'est cette fois le grand rassemblement des Benjamins de la vie consacrée qui retient notre attention, avec une présentation de Ginette Généreux, r.m.

Bonne lecture !

Erratum
Certaines paroles attribuées à Denise Bombardier dans le numéro de janvier-février, n'étaient pas les siennes. Il s'agit des quatre courtes affirmations de la page 50, lesquelles se voulaient l'expression des encouragements de Mme Bombardier traduits en termes spirituels. Ces paroles sont cependant authentiques, dans la mesure où¹ elles ont été prononcées au cours de la conférence.


Revue EN SON NOM, Vie consacrée aujourd'hui
Vol. 74 No. 2 / Mars - avril 2016

75 ans